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Serge Lutens

FBI - Fatal Beauty Image

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ARTY Serge Lutens FBI - Fatal Beauty Image

SERGE LUTENS fait partie du concept de « l’artiste total » cher à Piscator, tels MAN RAY, DALI, WARHOL, ANTONIO LOPEZ et bien d’autres, de ceux qui créent des univers uniques en image qui sont leur signature, univers auxquels LUTENS ajoute l’odorat : la création de parfum.
Né en 1942 à Lille, pendant la guerre, très tôt séparé de sa mère, il le vit comme un abandon entre deux familles. Si on le dit « dans la lune » et rêveur, il invente des histoires… c’est un conteur. En 1956, à 14 ans, il est placé dans un salon de coiffure ce qui l’initiera dans ses repères esthétiques nourris de cinéma et de magazines.

Il commence à photographier ses amies. A 18 ans durant la guerre d’Algérie, appelé sous les drapeaux, il sera réformé. En 1962, le jeune LUTENS part pour Paris nourri des phantasmes cinématographiques et graphiques relayés par le journal VOGUE qui représente pour lui l’essence de la beauté.

De ses premières années, à Paris, cinémathèque et presse mode de luxe nourrissent son imaginaire : un de ses modèles mythique de cinéma sera LOUISE BROOKS, la LouLou aux cheveux courts plaqués, peau blanche et yeux fardés. Sa couleur est le noir qui ne le quittera plus.
Il contacte VOGUE, qui à l’époque faisait travailler de jeunes photographes WILLIAM KLEIN, HELMUT NEWTON, GUY BOURDIN, JEAN LOU SIEFF.

Trois jours après être engagé pour le n° de Noël, son talent est vite reconnu.
Dans les Silver Sixties c’était un petit monde de grand talent qui allait révolutionner la mode, l’image, la pub et le monde.
En 1967, la maison DIOR le contacte. Par le biais de la photographie, il peaufine son style, couleurs et  formes : c’est un laboratoire de luxe.
En 1974, ce fou de cinéma qui mythifie les stars des studios d’Hollywood et de Babelsberg, comme GARBO et DIETRICH, réinventées par leur mentor : STILLER et VON STERNBERG ; réalise un court-métrage « Les STARS ».
Il est fidèle à ses formes fétiches comme SUSAN MONCUR ou ISABELLE WEINGARTEN qu’il met en scène dans des univers « hyperartificiels » très oniriques. Il voyage, découvre le MAROC, ou il habite aujourd’hui, puis le JAPON pays des masques qu’il affectionne.

En 1980, la marque de cosmétiques SHISEIDO l’engage comme directeur artistique et créateur. L’identité visuelle qu’il développe sera une image de marque de renommée mondiale dans les années 80 et 90. Les images de LUTENS sont uniques et tout de suite identifiables. Il réalise des films /clips pour la marque, entre le fantastique et le baroque, de MUGLER à TIM BURTON.
L’artificialité suprême.

SERGE LUTENS, SUPRÊME LUXE

En 2000, aboutissement logique de sa démarche artistique, il crée une marque qui porte son nom. Il ajoute l’odorat à l’image qu’il présente dans son écrin luxueux, noir et parme du PALAIS-ROYAL.
Parfums et cosmétiques prennent une allure cosmique et néo classique.

En 2007, il reçoit la distinction de commandeur dans l’ordre des arts et des lettres. Après deux ouvrages imposant ces vingt dernières années, en 2012 un livre paraît : BERLIN à PARIS chez ELECTA éditrice-Italie.

La plus ancienne photo date de 1967, la plus récente de 2008 soit un survol fantastique de raffinement obsessionel de demiurge, créant et maitrisant la coiffure, le fard, les costumes, les bijoux, les décors par le biais de ses images/tableaux comme un maître de la renaissance ou de l’Art-Déco, période qu’il vénère entre toutes. Il illustre parfaitement le : « Beauté, mon beau souci » de Valery Larbaud !

C’est en effet parmi toutes les influences diverses inhérentes à ce génie de l’image que sont évoqués les fantômes d’Hollywood Babylone, l’expressionniste allemand (Le cabinet du Docteur Caligari) les films de PABST, MURNAU et FRITZ LANG, les artistes de l’âge d’or de la république de WEIMAR : OTTO DIX, CHRISTIAN SCHAD, GEORGES GROSZ et bien d’autres, l’âge d’or du cinéma muet, le BERLIN des années 20 de MARLENE DIETRICH à MARGO LION, du cabaret au music-hall de KURT WEILL à MAX REINHARDT. Une décadence positive et créative dont ses images évoquent des paradis perdus.

Ce chirurgien plasticien du détail dont le diamant est la taille ; la gestuelle de l’expressionnisme aux geishas, de projections fantasmées de femmes irréelles au glamour glacé.

C’est le couronnement absolu du DIVIN DANDY LUTENS dont la beauté est le seul souci et auquel il ne manque que la parole.



PHOTOS

© Serge Lutens

Photographies Serge Lutens,
Isabelle Weingarten et Jeanne, 1974
Isabelle Weingarten, 1972
Isabelle Weingarten, 1973
Serge Lutens, 2012
Couverture du livre « Berlin à Paris », 1999



VIDEO

Serge Lutens, images & interview par Sabine Morandini



INFOS

 

BERLIN À PARIS - SERGE LUTENS
Imprimé en 10 couleurs
176 pages - 108 photographies
ELECTA, Milano
Papier : gardamatt art gr 200 (Cartiere del Garda)
365 x 275 mm

 


Galerie Marcillac
8 rue Bonaparte
75006 Paris





www.sergelutens.com/
www.marcilhacgalerie.com
www.electaweb.com